- Urgence Solidarité Ladakh : appel de dons
- Visite de Son Eminence Sey Rinpoché
- Parution de "La puissance de l'amour" aux éditions Claire Lumière
- Pique-nique Live to Love
- Drubpön Ngawang à Drukpa Paris
Agenda 2010
- 19 juil : Sangye Menla
- 20 juil : Yangtik Tsok
- 25 juil : Lhumsu Zhugpei Dutchen – Amitabha Tsok
- 3 aout : Guru Yoga et méditation Chiné
- 4 aout : Tara
- 5 aout : Tcheu Sengey Tsewa Tsok
- 10 aout : Amitabha Tsok
- 17 aout : Sangye Menla et offrandes de lumières
Présentation
Explication du logo
Les cinq cœurs représentent l’amour venant de cinq directions, arrivant ensemble unies et en harmonie. La couleur orange, au centre, représente le soleil (de l’espoir), avec son halo de rayons s’intensifiant progressivement pour devenir rouge, la couleur de la force et de l’énergie. Ceci symbolise un cœur plein d’amour qui rayonne de soi vers les autres, avec le développement de l’énergie désintéressée, pour répandre l’amour sous forme d’activités humanitaires à ces êtres de notre monde. Le cercle extérieur qui est de couleur orange symbolise la perfection des activités bénéfiques qui sont menées avec une confiance sans peur et un succès certain.
Live to Love
Les maîtres bouddhistes tibétains et leurs adeptes ont toujours été perçus comme une communauté très fermée, peu impliquée dans les évènements collectifs. « Live to Love » est une idée que j’ai à l’esprit depuis de nombreuses années.J’ai le sentiment que les maîtres et disciples de la lignée Drukpa, vieille de 800 ans, doivent maintenant s’apprêter à répandre et étendre l’idée de « Live to Love » à tous dans leurs communautés individuelles, indépendamment de leur foi, leur nationalité, leur culture et autres conditions. Nous ne sommes pas indépendants en ce monde, et la pratique de la bodhicitta requiert essentiellement notre interaction avec les autres personnes et les autres êtres de cet univers. Tandis que nous continuons à nous engager dans des pratiques spirituelles formelles, comme des retraites de groupes et solitaires, des récitations de mantras, de prières et toutes autres différentes pratiques formelles pour renforcer notre esprit et pour développer la bodhicitta, nous devrions aussi nous apprêter à faire face au monde dans lequel nous vivons avec l’amour que nous avons développé à travers ces pratiques, parfois nous-mêmes et parfois avec le soutien de nous gourous et amis.Quand des désastres naturels arrivent dans nos communautés, où sommes-nous ? Quand notre environnement est de plus en plus confronté à toutes sortes de menaces, que faisons-nous pour aider ?
Nous vivons pour aimer et nous ne vivons pas pour haïr. Il est temps d’étendre cette énergie d’amour à tous dans notre monde et à chaque être vivant auquel nous pouvons penser. Certaines personnes trouvent les pratiques formelles et sérieuses très facile à effectuer, mais quand vient le moment d’interagir avec les autres, elles sont perdues et deviennent très frustrées. J’espère que « Live to Love » va pouvoir aider tout le monde, au moins ceux qui sont connectés à moi et ma lignée, pour qu’ils s’ouvrent eux-mêmes et partagent leur amour et leur bonheur avec tous ceux à qui ils sont reliés. Si cette petite vision que j’ai doit se matérialiser, cela dépend entièrement de vous, mes collègues, amis et étudiants. Je ne peux le faire tout seul.
Les cinq directions
Bien que nous soyons à l’heure actuelle une très petite communauté, nous pouvons commencer à donner vie à cette idée de « Live to Love » avec les personnes et les êtres qui nous entourent et à agir comme des « messagers d’amour » envers tout être qui entre en contact avec nous. Partager et répandre notre amour intérieur vers l’extérieur, vers les autres, va nourrir nos propres vies. « Live to Love » n’est pas en fait une idée nouvelle. Beaucoup de maîtres du Mahayana font déjà ainsi dans leurs propres communautés et leurs pays. Les communautés catholiques et chrétiennes sont très connues pour cela. Certains de mes collègues pourraient diriger notre petite communauté pour commencer certaines de ces activités bénéfiques, d’abord d’une manière modeste, et puis voir ce qui se passe;
A mon avis, avec nos ressources actuelles, nous pouvons commencer, d’un point de vue pratique, dans les domaines qui suivent. :
1. Education – comme construire des écoles (l’école Druk White Lotus) et finalement être à même d’accorder des bourses.
2. Equipements médicaux de base pour ceux qui sont dans le besoin et collaborant avec des hôpitaux pour l’assistance dans d’autres domaines médicaux.
3. Secours et aides – comme fournir des ressources humaines et d’autres ressources pour secourir ceux qui sont touchés par des désastres, que ce soit d’ordre naturel ou causé par l’homme.
4. Héritage – comme fournir un soutien pour préserver le legs spirituel et culturel de notre héritage de 800 ans, et graduellement, selon nos propres ressources, l’élargir pour inclure les autres.
5. Environnement – comme éduquer nos communautés à la préservation de l’environnement et à la gestion des déchets.
Lancement de Live to Love
« Live to Love », « Vivre pour aimer » ! - J’y ai réfléchi et, pratiquement, nous devrions le faire tous ensemble. Plutôt que ce soit uniquement moi et une poignée d’entre nous qui l’appliquent, je pense que chacun, à commencer par mes monastères, nonneries et centres dans le monde, peut commencer à réfléchir à la façon de le faire, en se basant sur les 5 directions que j’ai données. J’ai le sentiment que toutes mes organisations et mes collègues qui aimeraient se joindre à nous (pas d’obligation, bien sûr), devraient consacrer le 3ème dimanche de chaque mois à poursuivre des activités concernant « Vivre pour Aimer ».
Activités, par exemple, qui consisteraient à se joindre à d’autres organisations humanitaires ou faire en sorte d’aider nous-même d’autres êtres humains, libérer des vies, visiter des personnes sans domicile en prêtant une attention authentique et sincère à leur bien-être, regarder autour des centres, monastères, ou nonneries, et voir si nos communautés locales ont besoin d’une quelconque aide. Nous pouvons apporter ce genre d’aide très simple et très commode pour commencer. Certains vont me demander pourquoi le 3ème dimanche et pas le 1er dimanche, le 2ème dimanche ou le 4ème dimanche ? En fait, j’ai quelques raisons. Premièrement le nombre « 3 » représente les Trois Joyaux ; deuxièmement la plupart des gens sont très occupés en début et en fin de mois pour diverses raisons. Je n’ose pas demander à tout le monde de le faire chaque dimanche car c’est juste le début. Faire quelque chose de bien et de bénéfique pour vos propres communautés locales, d’un point de vue pratique, ne devrait pas en rajouter à votre vie quotidienne déjà pleine de stress. Commençons par le faire une fois par mois, 12 fois dans l’année, afin de vivre authentiquement pour le bien des autres – Vivre pour Aimer !
J’espère que chacun de ceux qui suivent mon simple conseil est capable de faire ceci avec bonheur et bonne volonté. Je ne sais pas comment ceci va affecter votre vie quotidienne, mais je suis sûr que prendre 12 jours sur 365 pour accomplir des actes bénéfiques authentiques pour le bien des autres n’est pas trop demander, je l’espère. Ce devrait être un support à votre pratique formelle, c’est-à-dire un moyen pour mettre votre pratique formelle en application, et vous pouvez alors voir combien de bodhicitta vous avez réellement ; vous devriez au moins être honnête avec vous même. Je serais si content de recevoir de toutes mes organisations des nouvelles de ce qu’elles font tous les 3ème dimanche et j’aimerais que ces nouvelles soient mises sur mon site web ou sur celui de « Vivre pour Aimer », que quelqu’un, je l’espère, est en train de faire maintenant. On m’a dit que Druk Fondation Ltd. a déposé ce logo de « Live to Love » et les mots pour la lignée, ainsi c’est bien si nous pouvons tous utiliser « Live to Love » pour toutes les activités humanitaires et de bienfaisance, sans barrière de religions, nationalités, etc.
Pour lire le message de Sa Sainteté : ![]()
A propos de Live to Love
Plusieurs personnes dans mon entourage m'ont demandé si la pratique de Nyungnay, la pratique de Ngöndro ou les retraites de toutes sortes sont considérées comme une activité "Vivre pour Aimer". Comme je l'ai dit à plusieurs reprises pendant mes bavardages, la compassion est une pratique qui doit être développée et cultivée. L'amour est une pratique dont on a besoin pour faire passer la compassion à l'action.
Afin de donner une explication plus claire, notamment en ce qui concerne la pratique formelle de Nyungnay, de Ngöndro, de retraites, etc. et les activités "Vivre pour Aimer" que j'encourage tout le monde à faire, c'est ainsi : la lumière orange au centre du logo est votre propre cœur ou esprit qui est censé être rempli d'amour afin qu'il puisse partager cette énergie désintéressée avec d'autres. Pour ce faire, vous avez besoin des fondations ou des fondements qui vous aideront à mener les activités "Vivre pour Aimer" sans problèmes ni confusion. C'est comme l'histoire des médecins et des patients. Si un médecin n'a pas une bonne formation, comment peut-il ou elle sauver la vie des malades ? Alors théoriquement, et au fond, vous avez besoin d'être formés. Je n'ai pas beaucoup parlé à ce sujet. Peut-être ai-je l'impression que les gens comprennent pourquoi je promeus les activités Vivre pour Aimer comme personne. Ceci ne veut pas dire que je vous suis en train de vous encourager à oublier la méditation, les retraites, les mantras, les Nyungnays ou les Ngöndros. Non ! Ce n'est pas vrai. Je suis vraiment désolé de vous dire que, en fait, les activités "Vivre pour Aimer" sont des choses supplémentaires, et je vous encourage tous à les faire afin de réaliser ce que vous êtes en train de pratiquer dans vos visualisations de la Bodhicitta, de la bonté, de la compassion et de la sagesse.
C'est comme utiliser un couteau pour couper quelque chose. Pour le faire, vous devez aiguiser le couteau. Le processus d'affûtage correspond aux pratiques formelles que vous êtes encouragés à faire. Couper correspond aux activités "Vivre pour Aimer", ce qui veut dire que vous êtes en train de vérifier si votre couteau est aiguisé ou émoussé. S'il n'est pas assez aiguisé, réfléchissez et méditez pourquoi c'est ainsi, et retournez aiguiser votre couteau à nouveau.
Si vous n'avez pas les fondements ou la compréhension de la compassion et la sagesse, si vous ne développez pas ces qualités intérieures en vous-mêmes, vous allez foncer dans le mur quand vous allez faire des activités "Vivre pour Aimer". Pourquoi ? Il viendra un moment où vous serez très fatigués, très déçus, très révoltés contre les activités "Vivre pour Aimer", parce que la partie essentielle qui constitue la poutr maîtresse soutenant les activités "Vivre pour Aimer" n'est pas en place. Quelle est-elle ? C'est la force intérieure qui doit être développée et cultivée au moyen des pratiques formelles. Je suis sûr que vous n'avez jamais entendu parler d'un médecin (traditionnel ou occidental) qui devient qualifié sans avoir étudié la médecine à la faculté ou sans avoir été formé de nombreuses manières différentes. Si jamais vous rencontrez ou entendez parler d'un tel médecin, je ne pense pas que vous auriez assez de confiance pour le consulter, n'est-ce pas ?
Alors c'est la même chose avec les activités "Vivre pour Aimer". Vous allez foncer dans le mur si vous n'avez pas la force intérieure pour faire face à la souffrance que vous allez voir et observer pendant que vous faites des activités "Vivre pour Aimer". À la fin, vous allez peut-être penser que vous êtes impuissants face à la souffrance du samsara, ou au contraire, que vous êtes des grands héros, à l'idée que vous faites un travail génial à sauver des vies, à donner aux pauvres, etc. Ce n'est pas comme ça. Les activités "Vivre pour Aimer" devraient renforcer votre compréhension des Quatre nobles vérités et des autres enseignements du Bouddha sur la sagesse et la compassion, et vous apporter un très grand soutien dans votre pratique formelle. En même temps, votre pratique formelle, que vous devriez être en train de faire régulièrement afin de développer votre compassion et votre sagesse intérieures, devrait vous à aider à faire face aux problèmes et questions qui se posent quand on réalise des activités "Vivre pour Aimer". Les activités "Vivre pour Aimer" et la pratique formelle de Nyungnay, de Ngöndro, etc. se joignent comme les deux mains. Les activités "Vivre pour Aimer" sont comme les logiciels et la pratique formelle comme l'ordinateur. Alors, est-ce que vous pouvez imaginer un ordinateur sans ses pièces ou ses logiciels ? Bien sûr que non ; on a terriblement besoin des deux. Vous ne pouvez pas faire uniquement la pratique formelle et totalement oublier les activités "Vivre pour Aimer", et vous ne pouvez pas remplacer la pratique formelle par les activités "Vivre pour Aimer". À court terme, vous n'allez peut-être pas ressentir de différence. Il semble que l'une ou l'autre fasse l'affaire. Mais je peux vous dire qu'à long terme, si vous voulez avancer dans votre pratique spirituelle, vous feriez mieux de faire les deux en même temps.
À propos, une pensée vient de traverser mon esprit : une lignée spirituelle authentique, ou la bénédiction, est l'électricité sans laquelle, même si vous avez les meilleurs logiciels et l'équipement informatique le plus extravagant, l'ordinateur ne marchera pas.
Certaines personnes réussissent très bien la pratique formelle, mais quand il s'agit des relations humaines, elles n'y arrivent pas. Il y a un chaînon manquant. D'autres personnes font du bon travail pour les activités "Vivre pour Aimer", mais quand il s'agit de la pratique formelle, elles n'arrivent même pas à s'asseoir cinq secondes pour méditer tellement leur esprit est agité. Comment un médecin agité peut-il réussir une intervention chirurgicale chez un malade ? Comment est-ce qu'un médecin non éduqué ou non formé pourra aider une personne malade ?
Même si je ne disais pas que les pratiques formelles font partie des activités "Vivre pour Aimer", puisque d'une certaine manière je n'arrive pas à les placer dans l'une des cinq catégories, les pratiques formelles servent de poutre maîtresse aux activités "Vivre pour Aimer". Ce que je suis en train de dire est que les personnes faisant des pratiques formelles, évidemment devraient avoir plus confiance pour entreprendre des activités "Vivre pour Aimer". De temps à autre, elles devraient sortir et se joindre aux activités "Vivre pour Aimer" pour tester l'affûtage de leur couteau. Pour ceux qui font déjà un bon travail dans le cadre des activités "Vivre pour Aimer", ils devraient aussi vérifier si ces activités ont fait croître leur sagesse, leur compassion et leur bonté. Même un couteau aiguisé a régulièrement besoin d'affûtage afin de garder sa qualité coupante.
Pour lire le message de Sa Sainteté : ![]()
Pour de plus amples informations : http://www.l2love.org











